la médiation familiale à Montréal

En France, la médiation familiale a été introduite par la loi du 4 mars 2002 relative à l'exercice de l'autorité parentale et sur la résidence alternée et par la la Loi du 26 mai 2004 sur le divorce applicable depuis le 1er janvier 2005.

La médiation familiale est donc récente dans le droit de la famille .

 

Le Canada a plus de 30 ans d'expérience en la matière. Le premier service de médiation a été créé en 1972 en Alberta.

 

Le programme de la médiation familiale au Québec a été créé par la Loi du 13 juin 1997 qui a institué la médiation préalable en matière familiale, et en a fait une étape obligatoire avant toute audition devant le Tribunal pour les couples avec enfants, mariés ou non.

 

Après avoir assisté à de nombreuses situations de conflits parentaux, tant en France qu'au Tribunal de Montréal, une médiatrice familiale diplômée d'Etat Francine SUMMA Avocate de formation a été convaincue de la très grande valeur de la médiation familiale, et de ses qualités exceptionnelles et originales qui la place nettement au dessus des voies procédurales traditionnelles.

 

Pourquoi cette opinion éprouvée à l'expérience des vécus ?

PARCE QUE LA SPECIFICITE de la médiation, est de restaurer dans un espace neutre, en totale confidentialié, la parole de chacun , permettre d'exprimer leur ressenti, de les faire travailler personnellement sur leur problème, les aider à faire le tri de ce qui est objectivement important et de ce qui est un magma d'angoisse ou de ressentiment d'un passé non évacué.

 

Le processus de la médiation doit leur permettre de recentrer leur problème, le délimiter rechercher avec eux les options possibles, et trouver si possible leur choix final , dans un esprit commun orienté dans la même direction sur des valeurs morales communes et dans un seul but l'intérêt supérieur de leurs enfants .

 

 

La médiation c'est donc de la psychologie mais suivant un processus original introduisant un média

média, le médiateur, le personnage neutre mais conducteur de la parole , du message, et aussi le gardien de cet espace de parole par des règles justes de respect de l'autre dans son droit à s'exprimer et dans son devoir d'écouter l'autre via le médiateur et progressivement sans lui.

 

DEMONSTRATION :

 

La médiation de Lisa, la mère et de Don, le père au sujet de leur fils David (5ans) : médiation en anglais (2ème réunion au Centre de médiation de Montréal):

 

Un jeune couple, Lisa et Don, tous les deux âgés de 27 ans ,elle infirmière, lui cuisinier à l'hôpital.

 

Lisa eLisa est en larmes, ne pouvant pas s'exprimer . Dès qu'elle parle elle sanglote.

 

Don ne comprend pas le problème de Lisa ; Ils sont séparés depuis presque un an, il a une autre compagne Lisa la connaît. Elle a aussi des enfants.

 

David aime bien son père. Tous les deux s'entendent très bien : Don prend son petit déjeuner avec David. Ils regardent la télé. Puis, il l'amène à l'école.

Pour Don, il n'y a pas de problème.Il veut que Lisa arrête de hurler tout le temps.Il vient s'occuper de David. Il en a assez de toutes ces histoires.

 

Le problème est que Lisa dit qu'elle ne peut pas compter sur Don pour qu'il soit chez elle à 6h30 du matin quand elle quitte l'appartement pour aller travailler à l'hôpital.

 

Don dort, il faut lui téléphoner tout le temps. Il n'entend pas le téléphone.Elle l'appelle des dizaines de fois. Elle crie. Elle est fatiguée.Elle voudrait rester à la maison une heure de plus le matin pour s'occuper elle-même de David mais il faudrait que Don lui paye l'heure de travail en moins.Et son loyer est élevé.Elle devrait quitter son appartement. Elle a peur des agressions dans son quartier.Elle va revenir vivre chez ses parents.ils pourront l'aider, garder David, l'aider financièrement.

Mais David ne verrait plus son père si elle quittait Montréal. Elle est reprise par l'émotion et s'arr

Le médiateur intervient avec une voix douce semi-confidentielle et interroge calmement Lisa sur des des questions pratiques sur son emploi du temps, combien elle gagne Lisa l'écoute et lui répond calmement .Elle n'est plus dans son émotion. Son attention n'est plus sur son angoisse mais sur les questions du médiateur et elle s'aligne sur le rythme lent et pondéré de sa voix.

 

Quels sont les changements professionnels qu'elle redoute ? : Lisa dit que son service de jour risque d'être arrêté pour un service de nuit et qu'elle pourrait changer d'hôpital. Il n'y a pas de décision encore mais en octobre cela pourra se décider.

 

Aldo lui demande ce qu'elle ferait dans son village natal. Elle n'a pas d'idée mais elle aurait la protection de ses parents qui l'aideraient financièrement.

 

 

Aldo interroge Don.

Don est évasif et avec lui tout est possible.

Il peut tout faire avec son emploi du temps, il peut faire des heures supplémentaires.

 

 

Lisa et Don abordent le vrai problème il s'agit de la garde de David qui dépend de facteurs incertains et inconnus.

Lisa va t- elle partir et quitter Montréal ?

Don va t -il faire des heures supplémentaires ?

 

Si Lisa quitte Montréal, l'éloignement interrompra les bonnes relations père-fils.

 

Le médiateur leur a fait comprendre que tout cela mérite une étude des options possibles mais qu'ils ont le temps.

 

Aldo leur dit aussi que leur organisation actuelle est bonne (valorisation des personnes) mais qu'il est possible de l'améliorer.

 

Ils écoutent et sont d'accord avecl ui. Ils vont faire leur étude.

C'est sur ce plan de travail qu'ils devront revenir après les vacances.

Ils ont uIls ont une direction.

Tous les deux repartent ensemble. Ils ont le même problème. Il n'y a pas de gagnant ni de perdant. Et c'est David qui en bénéficiera.

 

Analyse du rôle du médiateur.

 

Tout d'abord il ramène le calme dans les esprits.Il maîtrise la situation par un questionnement pratique , non d'opinion, et il arrive à faire recentrer le problème sur une situation objective , saisissable et non étouffante , ce qui a permis de faire sortir Lisa de son gouffre d'angoisse dans lequel elle s'enfonçait.

Le médiateur a réussi à faire retrouver la communication dans ce couple pour leur enfant et à leur faire gérer la situation en parents responsables.

Il a su leur dire que ce qu'ils avaient fait était bien et qu'ils allaient faire mieux.

Désormais Lisa et Don vont travailler dans le même sens : David devient le centre d'intérêt et non l'objet du conflit.

 

PROCEDURE FRANCAISE :

Lisa va voir une Avocate qui va faire une demande d'augmentation de pension alimentaire pour David pour payer une nourrice afin que Lisa aille à son travail.

De son côté, Don va se défendre.Il va voir un Avocat.Il justifiera qu'il a un salaire insuffisant pour payer la pension demandée..

A l'audience, les Avocats ont la parole, les parties ne parlent pas ou peu ou s'invectivent d'accusations de dissimulation de revenus.

Le Juge rendra sa décision.

Ou bien cette décision sera positive pour Lisa et Don pourra en faire appel ou ne paiera pas.

 

Il est possible que Lisa quitte aussi la Ville et sépare David de son père.

 

Résultat : rupture des parents, victime :David.

 

 

 

 

 

PROCEDURE ANGLO SAXONNE :

 

Lisa et Don auront prêté serment de dire la vérité.

Ils feront l'objet de questions de l'Avocate de l'autre, questions d'apparence anodine tout d'abord, puis enfonçant leur traits.

L'Avocate de Lisa demandera à Don combien il gagne, , comment il gérait sa vie avant la rupture, pourquoi il y a eu une séparation, comment cela s'est il passé, et comment il fait pour voir David, qu'est-ce qu'un bon père selon lui, s'il pense qu'il faut faire le maximum pour ses enfants ?

Don opinera : les pères doivent faire le maximum.

 

L'Avocate lui demandera pourquoi alors il ne veut pas payer la pension supplémentaire s'il ne peut pas se sacrifier un peu plus pour David ? Pourquoi il ne pourrait pas supprimer quelques dépenses ou sorties pour le mieux être de David ?

 

Don sera mis en porte à faux. Au terme de son discours, il ne peut que s'incliner sinon il est un mauvais père ou un parjure.

 

Même situation pour Lisa. Le travail de sape sera de montrer que Lisa n'a rien de précis comme emploi du temps qu'elle fait donc des histoires pour rien et harcèle Don au téléphone et lui fait la vie impossible.

 

Don et Lisa se seront ainsi mis eux mêmes en porte-à-faux par leurs réponses , se déconsidérant vis-à-vis d'eux et de l'autre.

Victime : David

 

Conclusion : La médiation familiale se trouve donc être un acquis supplémentaire de très grand intérêt.C'est un espoir dans la bataille juridique des séparations des couples, elle est l'espoir d'une harmonie bienfaisante pour la personne, pour la famille, pour l'enfant bien évidemment et au-delà un facteur d'intégration sociale.La restauration de la valeur parentale redonne une valorisation des personnes marginalisées et apporte une motivation à une réinsertion dans le tissu social. 

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Commentaires : 4
  • #1

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REVOIR SON OU SES ENFANTS DIX ANS APRES UNE RUPTURE :

 

 

L’IMPORTANCE DE LA MEDIATION FAMILIALE

 

Les écueils à éviter, Le processus conseillé

 

 

 

I-              LA SITUATION : DEMANDE A UN MEDIATEUR DE REPRENDRE CONTACT APRES UNE SEPARATION DE DIX ANS ET PLUS

 

 

Venant  de recevoir la  demande d’un père de revoir ses deux enfants après une séparation de vie de plus de dix ans-le père était parti à l’étranger dans les Dom-Tom et venait de rentrer dans la métropole, et devant cette situation – différente des problèmes de séparation classiques à  traiter au moment de la rupture je crois nécessaire de récapituler à partir des médiations  que j’ai traitées, ce qui a  réussi et ce qui a échoué et d’ analyser les raisons de ces échecs, afin de retenir celles qui ont  été positives  et de définir  une méthodologie  pour ce genre de  médiations.

 

Les séparations de longue durée  entre un parent et son ou ses enfants ne sont pas rares.

 

Les circonstances de la naissance, particulières, sont  souvent la raison de l’inexistence de la relation paternelle. Personnellement, je n’ai connu en médiation  que des séparations initiées par le père, la mère laissée, abandonnée,  étant  souvent enceinte.

 

Il y a  aussi des naissances « imposées » par la mère, le père « piégé » s’étant éloigné et la mère n’ayant pas cherché volontairement le géniteur. Enfant déclaré au seul nom de la mère.

 

Et il y a aussi des ruptures dues au divorce où la mère s’est éloignée du père intentionnellement, créant un syndrome d’aliénation parentale à son encontre, et privant le père de relation avec ses enfants , convaincus de la faute du père et le rejetant avec violence.

Situation pouvant perdurer jusqu’à la majorité de l’enfant et au-delà.

Les tentatives de rapprochement sont  très difficiles.

 

Mais, qui sinon le médiateur, a le courage de rechercher le fil de la parentalité, enfoui au fond de sombres sédiments du passé ?

Si la tâche est ardue, elle n’en est que plus belle.

 

Cette  recherche se prend différemment selon que l’enfant est encore mineur, en général un adolescent de  12 ans ou plus. (II). Et  quand il est un adulte, ayant parfois formé une famille (III).

  

 

II-            REPRENDRE CONTACT  AU BOUT DE DIX ANS D’ABSENCE QUAND L’ENFANT EST ENCORE MINEUR

  

1°) La situation d’abandon par le père 

 

Comme rappelé supra, les demandes de pères partis avant la naissance du bébé sont relativement courantes.

 

Le médiateur doit procéder avec circonspection en interrogeant le père, ses motivations, pourquoi avoir fui, pourquoi vouloir reprendre contact, pourquoi ce besoin de paternité ?

Et lui faire comprendre que la preuve d’un investissement paternel passe par une contribution financière, première marque de reconnaissance du père et de la mère.

 

Les situations sont  plurielles : la relation adultère est souvent la cause, situation où le géniteur a refusé de prendre ses responsabilités. Mais la fuite peut être aussi personnelle, due à un refus de paternité, un sentiment de trahison à l’encontre de la mère qui lui a fait un enfant « dans le dos ».

 

Le sexe de l’enfant peut être une raison d’éloignement. Un géniteur de nationalité turque, ayant deux garçons de son épouse légitime et qui renie t jusqu’à l’effacer de sa vie, la petite fille née de sa concubine.

 

La couleur des yeux du bébé : le bébé n’a pas les yeux bleus du père.

 

Dans cette situation d’abandon, il faut présumer l’importance du traumatisme subi par l’enfant et la mère.

 

Il appartient au médiateur, une fois vérifié l’intention sincère du père et avoir obtenu de lui, un projet de paternité solide  sur une longue période, présent et à venir, de contacter la mère tout d’abord.

 

Il lui expliquera le retour du père repentant et son désir de devenir un vrai père, de créer une relation forte avec l’enfant et de l’intégrer  dans la famille créée par lui.

Le médiateur s’attend à être mal reçu. Revivre le passé douloureux pour une mère laissée  seule  vivre sa grossesse et son accouchement, sans aucun soutien financier représente une épreuve pour la mère et aussi pour le médiateur qui reçoit les reproches et invectives à la place du père.

Mais, c’est cela la médiation : faire parler, entendre, écouter, montrer que l’on compatit…mais qu’il faut dépasser ce stade, aller de l’avant dans l’intérêt de l’enfant qui aura un père et de la mère qui aura un soutien financier.

 

Si la médiation se poursuit par une deuxième séance avec la mère, la situation s’améliore.

 

Il faut deux, trois séances ou plu quelquefois pour que la mère ait évacué – pour combien de temps ???- son ressentiment.

 

Le père est tenu informé.

 

Le médiateur organise une ou deux séances avec les parents pour qu’ils s’expliquent. Des séances souvent difficiles pour les participants.

Le médiateur ramène à la raison les antagonistes. Ils sont là pour l’enfant, non pour faire leurs comptes.

En général, les parents se calment et après avoir actualisé leur situation, conviennent de faire venir l’enfant.

 

Le médiateur prend soin d’obtenir l’accord de la mère pour entendre l’enfant avec la mère. L’audition avec l’enfant tout seul est trop incertaine. Il faut du temps au temps.

L’enfant est déjà grand, mûr, une maturité meurtrie, un « écorché vif » sur la question de son père. Parfois  brutal.

 

Le médiateur doit être patient, comprendre, se mettre à la place de cet enfant qui a entendu sa mère se plaindre et qui n’est donc pas prêt à voir son père.

Avec le concours de la mère, l’accord de l’enfant peut être obtenu : Le voir, rien qu’une fois pour commencer, ensuite tu verras.

 

Les réunions avec l’enfant sont tendues. Le médiateur doit créer du lien.

La difficulté réside dans le désir de l’enfant d’entendre le père faire acte de contrition, de regret de n’avoir pas été présent.

 

Mais,  l’intention du père est  de ne pas en parler. Il n’a pas à se justifier devant un enfant, son enfant. Déjà la mère, c’est pénible. Y ajouter l’enfant, c’est un rabaissement intolérable .

 Le médiateur doit avoir pris soin de lui  faire la leçon : Sans s’excuser, le père peut regretter les circonstances passées, l’homme qu’il était alors, celui qu’il est à présent.

 

Bien sur, ne pas se décharger sur la mère.

Et s’intéresser à l’enfant, comment vit-il, ce qu’il veut faire… Et l’encourager ou l’aider dans son orientation scolaire notamment.

 

Lui dire qu’il aimerait le voir mais qu’il ne le forcera pas. Qu’il saura attendre. Lui dire que l’enfant est dans son cœur et qu’il l’aime même si cela lui paraît difficile à croire.

 

L’enfant ne peut pas être insensible à de si belles déclarations. Ni la mère.

 

La relation peut reprendre. Tout a été dit simplement  sans punition, sans honte.

Seul l’avenir compte.

 

Un accord peut se faire.

 

2°) Les échecs

 

Les échecs dans ce type de séparation tiennent à la non réalisation d’une approche progressive et à l’attitude du père ou de la mère.

Campés dans leur amertume, leur colère, ils n’avancent pas, ils ne s’expliquent pas. L’enfant doit accepter la nouvelle situation ainsi que la mère.

La mère refuse farouchement toute entrevue ainsi que l’enfant.

Le père refuse de s’auto flageller.

Sans pardon (par don) la situation est bloquée.

 

Plus la situation est figée, plus il faut décortiquer le travail de reconstruction, pouce par pouce. Avec de la patience, la colère peut laisser la place à une ouverture vers la pacification. Il faut le faire comprendre au père.

 

 

 

III - REPRENDRE CONTACT  APRES DIX ANS D’ABSENCE ET PLUS QUAND L’ENFANT EST UN ADULTE 

 

a) Les situations qui ont séparé les parents

 

Le père a été piégé au moment de la séparation. La mère est partie pour diverses raisons : elle a trouvé quelqu’un- le plus courant- le couple ne s’entend plus.

Les enfants mineurs vont partir avec elle.

Le syndrome d’aliénation parentale  (SAP) peut s’instaurer  de la part de la mère qui pour se déculpabiliser, va  charger le  père de toutes les fautes.

Une fois implanté, le syndrome d’aliénation parentale est très difficile à supprimer. Toutes les tentatives du père seront vouées à l’échec. Souvent découragé, le père a abandonné.

 

Il a laissé du temps au temps. A refait sa vie. Pour des raisons inhérentes à sa situation personnelle- nouvelle séparation, changement de vie, retour au pays, maladie grave- le père veut renouer avec l’enfant  ou les enfants qui l’avaient rejeté.

 

Une médiation s’impose.

 

La  priorité est de faire accepter la médiation et le médiateur va s’efforcer de montrer l’importance d’une réconciliation familiale  tant pour le jeune adulte que pour ses enfants s’il en a.

 

Et de présenter le père comme une victime d’une séparation éprouvante. Ce qui est vrai en général. Travail à faire sur l’enfant devenu adulte souvent laborieux. Car  c’est lui qui estimera être la victime de la séparation. Le travail du médiateur sera de lui faire voir de l’autre côté comment le père a vécu la rupture. Regard sur l’autre et non plus sur soi.

 

Si ce stade de compréhension est atteint, la réunion entre les protagonistes est possible, pas avant.

 

La médiation avec le père et le fils ou la fille est un choc après tant d’années. Il faut marcher « sur des œufs » et le médiateur aura la prudence d’avoir un rôle principal au cours des premières séances car la relation est fragile.

 

Le temps n’efface pas toutes les plaies.

 

Mais, les retrouvailles sont sources d’émotions fortes et une relation grand-parentale peut se créer.

Le père n’aura pas vu son fils ou sa fille grandir mais il pourra être un grand-père modèle.

 

b) Les échecs

 

Si le fils ou la fille refuse de reconsidérer la situation, reste figé dans son passé douloureux, il n’y aura pas de lien renoué.

D’autres situations sont décevantes : Une conversation, fausse et une promesse de se voir, mais … aucune joie dans les retrouvailles.

Voyant cela, le père sera dépité et triste. Mais, il devait s’y attendre.

Le traumatisme est difficile à surmonter. Cela étant, revoir son enfant vaut la peine d’essayer et de ne pas renoncer.

 

CONCLUSION

 

La médiation permet de reconstruire sur toutes les séparations  et cela vaut la peine.

 

Francine SUMMA

Médiatrice familiale

Le 2 mai 2016

La médiation pour vivre ensemble 

 L’Harmattan